[Coronavirus – COVID-19] Quelques réflexions et conseils religieux

Conseils et réflexions au sujet du Coronavirus [COVID-19]

Shaykh ‘Abderrazzâq al Badr

Louanges à Allâh, et que la prière et le salut d’Allâh soient sur le Prophète Mohammed sur sa famille, ainsi que l’ensemble des compagnons, ceci dit :[Coronavirus - COVID-19] Quelques réflexions et conseils religieux

Ces derniers jours se sont multipliées des discussions – dans les assises des gens – à propos d’une maladie qu’ils craignent et dont ils appréhendent la propagation et l’infection, que cela soit par plaisanterie, conseil ou autre.

Ce qui incombe au musulman en toute situation et à chaque instant est de se cramponner à Allâh – Glorifié soit-ll -.

Le musulman se cramponne à Allâh à travers tout malheur et que l’aisance dans la parole vis-a-vis de cette affaire et de son traitement soit bâtie sur les bases de la législation ainsi que ses fondements, oeuvrant en cela par la crainte d’Allâh.

 

 

Voici six points de réflexions à propos de ce sujet qui occupe ces jours-ci une importance – considérable – dans la vie des gens.

Le premier point :

L’obligation à tout musulman de se cramponner à son Seigneur – Glorifié soit-ll – en toute situation.

Le musulman place sa confiance en Son Seigneur et qu’il ait la ferme conviction que toutes les affaires sont entre Ses Mains.

Dans le sens du verset Allâh – Le Très-Haut – dit :

“Nul malheur n’atteint (l’homme) que par la permission d’Allâh. Et quiconque croit en Allâh, (Allâh) guide son coeur. Allâh est Omniscient.” (Sourate At-Taghébun verset n°11)

Toutes les affaires sont donc entre les mains d’Allâh, soumises a Son administration et Sa gestion.

Tout ce qu’Allâh veut se réalise et tout ce qu’il ne veut pas ne se réalise pas et il n’y a nul protecteur en dehors d’Allâh.

Dans le sens du verset Allâh – Le Très-Haut – dit :

“Dis : “Quel est celui qui peut vous protéger d’Allâh, s’il vous veut du mal ou s’il veut vous accorder une miséricorde ?” (Sourate Al-Ahzab verset n°17)
Et dans le verset suivant :

 

 

“Si Allâh me voulait du mal, est-ce que [ces divinités] pourraient dissiper Son mal ? Ou s’Il me voulait une miséricorde, pourraient-elles retenir Sa miséricorde ? “ (Sourate Az-Zumar verset n° 38)

Et dans le verset suivant :

“Ce qu’Allâh accorde en miséricorde aux gens, il n’est personne à pouvoir le retenir. Et ce qu’Il retient, il n’est personne à le relâcher après Lui.” (Sourate Fatir verset n° 2)

Et dans le hadith :

“Sache que si la communauté est d’accord, à l’unanimité, pour te faire quelque bien, cela ne te profitera que dans la mesure où Allâh te l’aurait assigné, et si elle est d’accord à l’unanimité pour te causer quelque tort, tu n’en pâtiras en rien, sinon dans la mesure où Allâh en aurait ainsi décidé à ton encontre.

Certes, les plumes sont levées et l’encre des feuillets a séché.”

“Au tout début Allâh a créé la plume [Al-Qalam], Il lui a ordonné : “Écris !”

Elle a dit : “Ô mon Seigneur que dois-je écrire ?”

Il lui dit : “Écris la prédestination de toute chose jusqu’au jour de la résurrection.””

Ce qui est donc obligatoire à tout musulman est de confier son sort à Allâh avec espérance, convoitise et place sa confiance en Lui.

Le musulman n’espère la santé, la guérison et le salut qu’en Allâh – Le Majestueux -.

Les événements et les épreuves ne font qu’augmenter son recours ainsi que son cramponnement et sa ferveur en Allâh.

Allâh – Le Très Haut – dit :

 

 

“Quiconque s’attache fortement à Allâh, il est certes guidé vers un droit chemin.” (Sourate Âl ‘Imran verset n° 101)

Le deuxième point :

Ce qui incombe à tout musulman est de préserver – sa relation – envers Allâh – Le Très-Haut – à travers Son obéissance, la soumission à Ses ordres et le fait de délaisser Ses interdits.

Le Prophète dit dans sa recommandation à Ibn ‘Abbâs :

“Préserve Allâh et Il te préservera ! Préserve Allâh et tu le trouveras dans ta direction !”.

La préservation des ordres d’Allâh en se soumettant à ce qu’Il nous a ordonné et en délaissant ce qu’Il nous a interdit est une cause de préservation et de salut pour le serviteur.

C’est également une cause pour qu’Allâh le préserve dans cette vie d’ici-bas et dans l’au-delà.

Si le serviteur est touché par un malheur ou une épreuve, elle ne sera pour lui qu’élévation auprès d’Allâh.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit à ce sujet :

“Ce que l’affaire du croyant est étonnante !

Son affaire ne comporte (pour lui) que du bien : s’il est l’objet d’un événement heureux, il remercie Allâh et c’est là pour lui une bonne chose.

S’il est victime d’un malheur, il l’endure avec patience et c’est là encore pour lui une bonne chose, et ceci n’appartient qu’au croyant.”

Le croyant passe du bien au bien, dans sa joie comme dans son épreuve, dans son aisance comme dans sa difficulté, et cela comme a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :

“et ceci n’appartient qu’au croyant”.

Le troisième point :

 

 

La législation islamique est venue avec la recommandation de réaliser les causes et l’incitation à se soigner.

Le fait de se soigner et la demande de guérison ne vont en rien à l’encontre du Tawakkul (placer sa confiance en Allâh).

Le traitement avec lequel est venu la législation islamique comporte deux types de médecine : la médecine préventive qui intervient avant l’arrivée de la maladie et la médecine thérapeutique qui intervient après l’arrivée de la maladie.

La législation est venue avec ces deux traitements.

Il est parvenu dans la législation islamique la source des remèdes et des guérisons qui aboutissent pour le croyant au salut et à la bonne santé dans sa vie d’ici-bas et de l’au-delà.

Celui qui lit le livre “La médecine Prophétique” du savantissime Ibn Al-Qayyim – qu’Allâh lui fasse miséricorde – trouvera à ce sujet des enseignements incroyables avec lesquels est venue la législation islamique et qui ont été authentifiés du Prophète صلى الله عليه وسلم.

Dans le domaine de la médecine préventive, notre Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

“Celui qui déjeune le matin avec sept dattes de “al ‘Ajwa”, rien ne pourra lui nuire ce jour-là, ni poison et ni sorcellerie”.

Il nous est aussi parvenu dans le hadith de ‘Othmane ibn ‘Affân – qu’Allâh l’agrée – que le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

“Tout fidèle serviteur qui dit au matin chaque jour et au soir chaque nuit : Au nom d’Allâh dont le nom protège de tout mal sur terre et dans le ciel.

Allâh est Celui qui entend tout et sait tout trois fois sera protégé du mal”.

Ainsi que sa parole :

“Celui qui lit les deux versets de la fin de sourate Al-Baqarah dans une nuit, ils lui suffisent”.

Ils lui suffisent de tout mal, et il nous est parvenu dans le hadith de Khubayb – qu’Allâh l’agrée – que le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

Récite trois fois les sourates al-Ikhlâs (le monothéisme pur) et les deux sourates protectrices (al-Falaq (l’aube naissante) et al-Nâss (les hommes)), le soir et le matin, elles te préserveront de tout mal”.

 

 

Il nous est également parvenu de lui dans le hadith rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Omar qu’il ne délaissait jamais ces invocations le matin et le soir :

“Ô Allâh ! Je te demande le salut dans cette vie et dans l’au-delà.

Ô Allâh ! Je Te demande le pardon et le salut dans ma religion, ma vie, ma famille
et mes biens.

Ô Allâh ! Cache mes défauts et mets-moi à l’abri de toutes mes craintes.

Ô Allâh ! Protège-moi par devant, par derrière, sur ma droite, sur ma gauche et au-dessus de moi. Je me mets sous la protection de Ta grandeur pour ne pas être enseveli”.

Il y a dans cette invocation une protection complète et une fortification
de toute part pour le serviteur.

Dans le domaine de la médecine thérapeutique, il nous est parvenu de façon claire dans la Sunnah du Prophète صلى الله عليه وسلم d’immenses orientations ainsi que de précieuses indications et différents remèdes.

Les citer ici serait trop long.

Pour celui qui voudrait d’avantage d’informations, qu’il lise le livre “Zad Al-ma’âd” d’Ibn Al-Qayyim.

Le quatrième point :

Il incombe à tout musulman de ne pas suivre aveuglément les propagations mensongères.

En effet, dans ce genre de situations certaines personnes répandent ou citent des dires qui n’ont aucune véracité.

Ils répandent ainsi à travers les gens la peur et l’effroi qui ne sont basés sur aucun fondement et dont rien ne justifie la présence.

Il ne convient pas au musulman de suivre aveuglément les rumeurs ou toute autre chose similaire.

En effet, ces dernières porteront préjudice à sa foi la plus complète, sa certitude ainsi que sa bonne confiance placée en Allâh – Le Très-Haut -.

Le cinquième point :

Si le musulman accueille les malheurs qui le touchent dans sa santé, sa famille, son argent et son commerce ou toute chose similaire avec patience et en espérant la récompense d’Allâh, alors ces épreuves seront pour lui une élévation auprès d’Allâh – Le Majestueux -.

Allâh – Le Très-Haut – dit :

“Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants,”. (Sourate Al Baqarah verset n°155)

Allâh – Le Très-Haut – dit :

“Qui disent, quand un malheur les atteint : “Certes nous sommes à Allâh, et c’est à Lui que nous retournerons.” (Sourate Al Baqarah, verset n°156)

Et dans le verset suivant :

“Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.” (Sourate Al Baqarah, verset n° 157)

Allâh – Élevé soit-Il – éprouve Ses serviteurs afin qu’Il entende leurs plaintes, leurs prières et invocations, ainsi que leur patience et leur agrément vis-à-vis de Son décret.

Il observe si ce par quoi Il éprouve Ses serviteurs comme malheur ou autre les touche et Il connait les regards perfides et ce que recèlent les coeurs.

Allâh récompense chaque serviteur selon son intention.

C’est la raison pour laquelle celui qui est touché par une maladie, un malheur ou une diminution de bien ou ce qui est semblable doit espérer en cela la récompense d’Allâh et y faire face avec patience et agrément afin d’obtenir la récompense de ceux qui patientent.

 

 

Celui qui a été épargné par cela, alors qu’il loue Allâh afin qu’il obtienne la récompense de ceux qui sont reconnaissant.

Le sixième point :

Le plus grand des malheurs est le malheur qui touche la religion.

C’est le plus immense malheur dans cette vie d’ici-bas et dans l’au-delà.

Il est le summum de la perte avec laquelle il n’y a aucun gain et la privation avec
laquelle il n’y a aucune convoitise.

Si le serviteur se rappelle cela au moment des épreuves qui le touchent dans sa santé et sa richesse, il louera Allâh pour le salut de sa religion.

Al-Bayhaqi rapporte de Shurayh Al-Qadhi qui dit au sujet des branches de la foi :

“Je suis touché par un malheur pour lequel je loue Allâh quatre fois : je Le loue car celui-ci n’est pas pire de ce qu’il est déjà, je Le loue car Il m’a accordé la patience vis-à-vis de celui-ci, Je Le loue pour m’avoir inspiré le fait de dire :

“certes nous sommes à Allâh, et c’est à Lui que nous retournerons”

ce en quoi j’espère la récompense et je Le loue car Il n’a pas mis ce malheur dans ma religion.”

J’implore Allâh de nous prendre en charge par Sa protection, et qu’Il nous accorde le pardon et la santé dans notre religion, notre vie d’ici-bas, nos proches, ainsi que dans nos richesses Il est Certes L’Audient, Le Proche Celui qui répond toujours aux invocations.

Traduit et adapté au français par llyasse abou Jouwaïriya & Aboubakr Abou Abderahmane – Etudiants à l’université islamique de Médine

✅ Publié par Fawâ’id shaykh ‘Abderrazzâq al Badr – @FawaidShAlBadr

فيروس كورونا

يتردَّد كثيرًا في مجالس النّاس هذه الأيام حديثٌ عن مرض يتخوَّفون منه ويخشون من انتشاره والإصابة به ، بين حديث رجلٍ مُتَنَدِّرٍ مازح، أو رجلٍ مبيِّنٍ ناصح، أو غير ذلك من أغراض الأحاديث التي تدور حول هذا المرض . والواجب على المسلم في كلِّ حالٍ ووقت، ومع كلِّ نازلة ومصيبة أن يعتصم بالله جلّ وعلا وأن يكون انطلاقه في الحديث عنها أو مداواتها أو معالجتها قائمًا على أسسٍ شرعيَّة وأصولٍ مرعيّة وخوفٍ من الله جلّ وعلا ومراقبةٍ له
وهـذه ستُ وقفات حول هـذا الموضوع الذي يشكِّلُ في حياة النَّاس هـذه الأيَّام أهمِّيةً بالغةً

الوَقْفَةُ الأُولَى

الواجب على كلٍّ مسلمٍ أن يكون في أحواله كلها معْتصمًا بربِّه جلّ وعلا متوكِّلاً عليه معتقدًا أنّ الأمور كلّها بيده

مَا أَصَابَ مِن مُّصِيبَةٍ إِلاَّ بِإِذْنِ اللَّهِ وَمَن يُؤْمِن بِاللَّهِ يَهْدِ قَلْبَهُ – التغابن:11

، فالأمور كلُّها بيد الله وطوْع تدبيره وتسخيره ؛ فما شاء الله كان وما لم يشأ لم يكن ولا عاصم إلَّا الله

قُلْ مَن ذَا الَّذِي يَعْصِمُكُم مِّنَ اللَّهِ إِنْ أَرَادَ بِكُمْ سُوءًا أَوْ أَرَادَ بِكُمْ رَحْمَةً – الأحزاب:17

إِنْ أَرَادَنِيَ اللَّهُ بِضُرٍّ هَلْ هُنَّ كَاشِفَاتُ ضُرِّهِ أَوْ أَرَادَنِي بِرَحْمَةٍ هَلْ هُنَّ مُمْسِكَاتُ رَحْمَتِهِ – الزمر:38

مَا يَفْتَحِ اللَّهُ لِلنَّاسِ مِن رَّحْمَةٍ فَلا مُمْسِكَ لَهَا وَمَا يُمْسِكْ فَلا مُرْسِلَ لَهُ مِن بَعْدِهِ – فاطر:02

وفي الحديث

« وَاعْلَمْ أَنَّ الأُمَّةَ لَوِ اجْتَمَعَتْ عَلَى أَنْ يَنْفَعُوكَ بِشَىْءٍ لَمْ يَنْفَعُوكَ إِلاَّ بِشَىْءٍ قَدْ كَتَبَهُ اللَّهُ لَكَ وَلَوِ اجْتَمَعُوا عَلَى أَنْ يَضُرُّوكَ بِشَىْءٍ لَمْ يَضُرُّوكَ إِلاَّ بِشَىْءٍ قَدْ كَتَبَهُ اللَّهُ عَلَيْكَ رُفِعَتِ الأَقْلاَمُ وَجَفَّتِ الصُّحُفُ »

، وفي الحديث

«كَتَبَ اللَّهُ مَقَادِيرَ الْخَلاَئِقِ قَبْلَ أَنْ يَخْلُقَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ بِخَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ»

، وفي الحديث

«إِنَّ أَوَّلَ مَا خَلَقَ اللَّهُ الْقَلَمَ، فَقَالَ لَهُ: اكْتُبْ. قَالَ: رَبِّ وَمَاذَا أَكْتُبُ؟ قَالَ: اكْتُبْ مَقَادِيرَ كُلِّ شَىْءٍ حَتَّى تَقُومَ السَّاعَة»

فالواجب على كلّ مسلم أن يفوض أمره إلى الله راجيًا طامعًا معتمدًا متوكِّلاً ، لا يرجو عافيته وشفاءه وسلامتَه إلَّا من ربِّه تَبَارَكَ وَتَعَالَى ، فلا تزيدُه الأحداثُ ولا يزيدُه حلول المصاب إلا التجاءً واعتصامًا بالله

وَمَن يَعْتَصِم بِاللّهِ فَقَدْ هُدِيَ إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ – الأعراف:101

الوَقْفَة الثَّانِيَة

إنّ الواجب على كلِّ مسلم أن يحفظ اللهَ -جلّ وعلا- بحفْظِ طاعته امتثالاً للأوامر واجتنابًا للنواهي، قال صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ في وصيّته لابن عباس رَضِيَ اللهُ عَنْهُما

«احْفَظِ اللَّهَ يَحْفَظْكَ، احْفَظِ اللَّهَ تَجِدْهُ تُجَاهَكَ»

فالمحافظة على أوامر الله امتثالًا للمأمور وتركًا للمحظور سببٌ لوقاية العبْد وسلامته وحفْظِ الله جلّ وعلا له في دنياه وأخراه ، فإن أُصيب بمصيبة أو نزلت به ضرّاء فلن تكون إلاَّ رفعة له عند الله ، وفي هـذا يقول نبيُّنا عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ

«عَجَبًا لأَمْرِ الْمُؤْمِنِ إِنَّ أَمْرَهُ كُلَّهُ خَيْرٌ ، وَلَيْسَ ذَاكَ لأَحَدٍ إِلاَّ لِلْمُؤْمِنِ، إِنْ أَصَابَتْهُ سَرَّاءُ شَكَرَ فَكَانَ خَيْرًا لَهُ ، وَإِنْ أَصَابَتْهُ ضَرَّاءُ صَبَرَ فَكَانَ خَيْرًا لَهُ»

فالمؤمن في سرّائه وضرّائه وشدّته ورخائه من خيرٍ وإلى خيرٍ، وذلك كما قال نبيّنا عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ

«وَلَيْسَ ذَاكَ لأَحَدٍ إِلاَّ لِلْمُؤْمِنِ»

الوَقْفَة الثَّالِثَة

إنّ شريعة الإسلام جاءت ببذْل الأسباب والدّعوة إلى التّداوي ، وأنّ التَّداوي والاستشفاء لا يتنافى مع التّوكّل على الله سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى
والتّداوي الذي جاءت به شريعة الإسلام يتناول نوعي الطّب : الطّبّ الوِقَائي الذي يكون قبل نزول المرض ، والطّبّ العِلاجي الذي يكون بعد نزوله ؛ وبكلِّ ذلكم جاءت الشَّريعة. وجاء فيها أصول العلاج والشِّفاء وأصول التّداوي مما يحقِّق للمسلم سلامةً وعافيةً في دنياه وأخراه ، ومن يقرأ كتاب “الطِّبّ النّبوي” للعلاّمة ابن القيم رحمه الله يجد في هـذا الباب عجبًا ممّا جاءت به شريعةُ الإسلام وصحّ عن الرّسول الكريم عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ
ففي مجال الطِّبّ الوقائي يقول نبيُّنا عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ

«مَنِ اصْطَبَحَ بِسَبْعِ تَمَرَاتٍ عَجْوَةٍ لَمْ يَضُرَّهُ ذَلِكَ الْيَوْمَ سُمٌّ وَلاَ سِحْرٌ »

، وجاء عنه صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كما في حديث عثمان بن عفَّان رَضِيَ اللهُ عَنْهُ أن النَّبي صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قال

«مَا مِنْ عَبْدٍ يَقُولُ فِى صَبَاحِ كُلِّ يَوْمٍ وَمَسَاءِ كُلِّ لَيْلَةٍ : بِسْمِ اللَّهِ الَّذِى لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ فِى الأَرْضِ وَلاَ فِى السَّمَاءِ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ ـ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ ـ فَيَضُرُّهُ شَىْءٌ»

وجاء عنه صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أنّه قال

«مَنْ قَرَأَ بِالآيَتَيْنِ مِنْ آخِرِ سُورَةِ الْبَقَرَةِ فِى لَيْلَةٍ كَفَتَاهُ»

أي من كلِّ آفةٍ وسوءٍ وشرٍّ ، وجاء في حديث عبد الله بن خُبَيْب رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قال: خَرَجْنَا فِى لَيْلَةٍ مَطِيرَةٍ وَظُلْمَةٍ شَدِيدَةٍ نَطْلُبُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّى لَنَا – قَالَ – فَأَدْرَكْتُهُ فَقَالَ

« قُلْ ». فَلَمْ أَقُلْ شَيْئًا ثُمَّ قَالَ « قُلْ ». فَلَمْ أَقُلْ شَيْئًا. قَالَ « قُلْ ». قُلْتُ مَا أَقُولُ قَالَ « قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ وَالْمُعَوِّذَتَيْنِ حِينَ تُمْسِى

وَتُصْبِحُ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ تَكْفِيكَ مِنْ كُلِّ شَىْءٍ» ، وجاء عنه عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ كما في حديث عبد الله بن عمر أنّه كان لا يدع هـؤلاء الدّعوات حين يصبح وحين يمسي

«اللَّهُمَّ إِنِّى أَسْأَلُكَ الْعَافِيَةَ فِى الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ ، اللَّهُمَّ إِنِّى أَسْأَلُكَ الْعَفْوَ وَالْعَافِيَةَ فِى دِينِى وَدُنْيَاىَ وَأَهْلِى وَمَالِى ، اللَّهُمَّ اسْتُرْ عَوْرَاتِى، وَآمِنْ رَوْعَاتِى ، اللَّهُمَّ احْفَظْنِى مِنْ بَيْنِ يَدَىَّ وَمِنْ خَلْفِي وَعَنْ يَمِينِي وَعَنْ شِمَالِي وَمِنْ فَوْقِي وَأَعُوذُ بِعَظَمَتِكَ أَنْ أُغْتَالَ مِنْ تَحْتِي»

وفي هـذه الدّعوة تحصينٌ تامّ وحِفْظٌ كامل للعبد من جميع جهاته
وفي مجال الطبِّ العِلاجيِّ جاء عنه عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ إرْشادات عظيمة وتوجيهات كريمة وأَشْفِيَة متنوّعة جاءت مبيَّنةً في سنّته عَلَيْهِ الصَّلاَةُ وَالسَّلاَمُ يطول المقامُ بذكرها أو الإشارة إليها، وينظر في هذا بسط هذا الموضوع الواسع في كتاب زاد المعاد لابن القيم

الوَقْفَة الرَّابِعَة

أنَّ الواجب على كلِّ مسلم أنْ لا ينساق مع إشاعات كاذبة ؛ لأنّ بعض النّاس في مثل هـذا المقام ربّما يروِّج أمورًا أو يذكُر أشياءَ لا صِحَّةَ لهَا ولا حقيقة فيرُوج بين النّاس رعبٌ وخوفٌ وهَلَعٌ لا أساسَ له ولا مسوِّغ لوجوده . فلا ينبغي لمسلمٍ أن يَنِسَاقَ مع شائعاتٍ ونحو ذلك فيُخلّ انسياقُه وراءَها بتمام إيمانه وكمال يقينه وحُسْن توكِّله على ربِّه جل وعلا

الوَقْفَة الخَامِسَة

أنَّ المصائب التي تُصيب المسلمَ سواءً في صحّته أو في أهله وولده أو في ماله وتجارته أو نحو ذلك إن تلقَّاها بالصَّبْر والاحتساب فإنها تكون له رِفْعَة عند الله جلّ وعلا ، قال الله تعالى

وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ بِشَيْءٍ مِّنَ الْخَوفْ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِّنَ الأَمَوَالِ وَالأنفُسِ وَالثَّمَرَاتِ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ (155) الَّذِينَ إِذَا أَصَابَتْهُم مُّصِيبَةٌ قَالُواْ إِنَّا لِلّهِ وَإِنَّـا إِلَيْهِ رَاجِعونَ (156) أُولَـئِكَ عَلَيْهِمْ صَلَوَاتٌ مِّن رَّبِّهِمْ وَرَحْمَةٌ وَأُولَـئِكَ هُمُ الْمُهْتَدُونَ ) – البقرة:155-157

، فالله تبارك و تعالى يبتلي عبده ليسمع شكواه و تضرعه و دعاءه و صبره و رضاه بما قضاه عليه، فهو سبحانه وتعالى يرى عباده إذا نزل بهم ما يختبرهم به من المصائب و غيرها و يعلم خائنة أعينهم و ما تخفي صدورهم فيثيب كل عبد على قصده و نيته، ولهـذا من أُصيب بشيء من المرض أو أُصيب بشيء من الجوائح أو نقص المال أو نحو ذلك فعليه أن يحتسب ذلك عند الله وأن يتلقّى ذلك بالصّبر والرِّضا ليفوز بثواب الصّابرين ، ومن عوفي فليحمد الله ليفوز بثواب الشاكرين.

الوَقْفَة السَادسة

أنَّ أعظم المصائب المصيبة في الدين فهي أعظم مصائب الدنيا و الآخرة، وهي نهاية الخسران الذي لا ربح معه والحرمان الذي لا طمع معه، فإذا ذكر المسلم ذلك عند مصابه في صحته أو ماله حمد الله على سلامة دينه، روى البيهقي في شعب الإيمان عن شريح القاضي رحمه الله أنه قال

إني لأصاب بالمصيبة فأحمد الله عليها أربع مرات: أحمده إذ لم تكن أعظم مما هي , وأحمده إذ رزقني الصبر عليها , وأحمده إذ وفقني للاسترجاع لما أرجو فيه من الثواب , وأحمده إذ لم يجعلها في ديني

وأسأل الله أن يتولانا أجمعين بحفظه، وأن يمنَّ علينا بالعفو والعافية في ديننا ودنيانا وأهلينا ومالنا إنه سميع قريب مجيب

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