Les dix dernières nuits du Ramadan

Les dix dernières nuits du Ramadan

Les dix dernièrs jours du Ramadan

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Il est propice à l’occasion des dix derniers jours du Ramadan de faire l’I’tikâf (retraite spirituelle). D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âisha –qu’Allah l’agrée – le Prophète Les dix dernières nuits du Ramadan faisait l’I’tikâf les dix derniers jours du Ramadan, et cela jusqu’à sa mort. D’après Sahîh el Bukhârî, selon Abou Huraïra Les dix dernières nuits du Ramadan : « Tous les Ramadan, le Prophète faisait une retraite de dix jours.

L’année où il est mort, il a fait une retraite de vingt jours. » S’il faisait une retraite ces dix fameux jours au cours desquels chacun est à l’affût de la Nuit du Destin, c’est pour se couper de toute occupation mondaine. Il en profitait pour se vider l’esprit, pour s’entretenir en privé avec Son Seigneur afin de l’invoquer et de l’évoquer.

 

 

La personne en retraite s’enferme pour mieux se plier à Allah et se consacrer au Dhikr (l’évocation d’Allah). Elle décide de couper tout lien avec le monde extérieur susceptible de lui perturber l’esprit. Elle se tourne corps et âme vers Son Seigneur, et se penche sur Sa dévotion.

La seule préoccupation qui lui reste, c’est celle de Son Seigneur et la recherche de Son agrément. Une fois que les liens, les sentiments, et une certaine familiarité se sont renforcés entre elle et Lui, elle peut dès lors s’abandonner pleinement à Sa Divinité dans toutes les autres situations.

Allah Les dix dernières nuits du Ramadan révèle : (Nous l’avons descendu la Nuit du Destin. Et toi tu ne peux savoir ce qu’est la Nuit du Destin. La Nuit du Destin vaut mieux que mille mois).

Selon Abû Huraïra Les dix dernières nuits du Ramadan, le Prophète Les dix dernières nuits du Ramadan a déclaré au sujet du mois du Ramadan : « Il y a une nuit qui vaut mieux que mille mois, quiconque est privé de ses bienfaits, sera démuni. » Mâlik a confié : « On m’a rapporté qu’il fut montré au Messager d’Allah Les dix dernières nuits du Ramadan les œuvres des générations passées, ou ce qu’Allah a voulu lui montrer.

Il eut l’impression que celles de sa communauté étaient trop justes et qu’elles ne pouvaient rivaliser avec celles des prédécesseurs dont la durée de vie était plus longue. Allah lui offrit donc la Nuit du Destin qui est meilleure que mille mois. »

 

 

Concernant les œuvres liées à cette fameuse nuit, il est certifié que le Prophète Les dix dernières nuits du Ramadan a dit : « Quiconque se lève la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, il se verra pardonné ses péchés passés. » Se lever consiste ici à l’animer par l’adoration et la prière nocturne. En outre, il a recommandé à ‘Âisha de se consacrer aux invocations. Sufiân e-Thawrî a dit : « Cette nuit-là, les invocations sont meilleures à mes yeux que la prière. » Il veut dire par-là qu’il vaut mieux multiplier les invocations que de faire des prières comportant peu d’invocations

Néanmoins, si l’adorateur alternait entre les invocations et la lecture cela reste une bonne initiative. Le Prophète Les dix dernières nuits du Ramadan se consacrait à l’adoration les nuits du Ramadan et psalmodiait le Coran. Il ne lisait pas un Verset évoquant la Miséricorde sans la solliciter ni un Verset évoquant le châtiment sans se réfugier sous la protection divine. Il mêlait ainsi entre la prière et la récitation, entre l’invocation et la méditation.

Voici la meilleure combinaison à faire au cours des dix dernières nuits ou autre. ‘Âisha –qu’Allah l’agrée – a demandé au Prophète Les dix dernières nuits du Ramadan : « Vois-tu, si je coïncidais avec la Nuit du Destin, quelle invocation dois-je y consacrer ?
Tu n’as qu’à dire : Ô Allah ! Tu es Absoluteur et tu aimes le pardon, alors pardonnes-moi ! »

L’Absoluteur fait partie des Noms d’Allah, il signifie qu’Allah passe outre les péchés de Ses serviteurs et qu’Il en efface les traces. Il aime qu’on sollicite Son Pardon et aime pardonner à Ses Serviteurs comme Il aime de la part de Ses Serviteurs qu’ils se pardonnent les uns les autres. S’ils venaient à se pardonner entre eux, Il usera de Son Pardon envers eux. Son Pardon a un ascendant sur à Son Châtiment. Le Prophète disait à cet effet Les dix dernières nuits du Ramadan : « Je cherche protection auprès de Ton Agrément contre Ta Colère et de Ton Pardon contre Ton châtiment. »

Il est donc enjoint de demander pardon la Nuit du Destin après avoir redoubler d’efforts dans les bonnes œuvres au cours de cette nuit en question et des dix dernières nuits en général. Cela, parce que les initiés s’évertuent dans les actes sans pour autant se voir dans une situation privilégiée ni à travers les paroles ni à travers les actes. Ils s’en remettent alors à Son Pardon à la manière des pécheurs et des insouciants.

 

 

Selon Abû Huraïra Les dix dernières nuits du Ramadan, le Prophète a dit Les dix dernières nuits du Ramadan : « Quiconque jeûne pendant le mois du Ramadan avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. Quiconque prie la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. » Toujours selon Abû Huraïra Les dix dernières nuits du Ramadan, ce dernier a dit Les dix dernières nuits du Ramadan : « Quiconque prie les nuit du Ramadan avec foi et en aspirant à la récompense se verra pardonné ses péchés passés. »

Ce Hadith recense trois moyens de se faire pardonner les péchés commis dans le passé.

Autrement dit, il faut jeûner le mois du Ramadan, prier durant ses nuits, et durant la Nuit du Destin en particulier. À elle seule, la Nuit du Destin efface les fautes qui ont pu se produire au début, au milieu, ou à la fin des dix derniers jours. Que la personne s’en rende compte ou non, l’absolution des péchés n’attend pas la fin du mois pour se voir effective ; contrairement au Ramadan et à la prière nocturne pour lesquels il faut attendre la fin du mois pour en savourer les fruits.

Dès que le mois se termine en effet, le fidèle achève le jeûne et les veillées spirituelles. L’absolution des péchés a lieu tout de suite après l’interruption des deux moyens qui ont permis de l’obtenir. Ces deux moyens sont le jeûne pour les journées et la prière pour les nuits du mois du Ramadan.

Une fois les limites du mois franchies, les jeûneurs ont rempli leur devoir. Ils n’ont plus qu’à attendre la récompense qui se traduit par le pardon. En allant à la prière de l’Aïd, leurs récompenses leur sont distribuées. Quand ils rentrent chez eux, ils ont déjà perçu leur dû en entier.

La récompense est proportionnelle à l’effort requis ; celui qui n’a pas rempli correctement son devoir devra s’en prendre à lui-même. Salmân affirme à ce sujet : « La prière est une balance, celui qui donne la bonne mesure sera pleinement rétribué, et pour celui qui voudrait tricher vous connaissez pertinemment le sort des tricheurs. » Le jeûne et les bonnes œuvres en général sont de cet ordre. Celui qui s’acquitte de sa dette compte parmi les serviteurs d’Allah les plus loyaux tandis que celui qui veut tricher alors malheur aux tricheurs ! Honte à celui qui rempli avec soin la mesure de ses passions alors qu’il néglige injustement la balance de son jeûne et de sa prière !

Demain les âmes seront gratifiées de leurs œuvres
Et les laboureurs auront le fruit de leur labeur
S’ils font du bien, ils le font pour eux-mêmes
Et s’ils font du mal alors quel mauvais labeur

 

 

Les pieux prédécesseurs faisaient en sorte d’achever leur labeur avec soin et perfection. Se voir accepter les œuvres étant leur second souci, ils avaient la peur au ventre à l’idée de se les voir refuser, et ils (font ce qu’ils font le cœur rempli de crainte). ‘Ali Les dix dernières nuits du Ramadan aurait dit : « Soyez plus préoccupés de vous voir accepter les œuvres que de les accomplir. N’avez-vous pas entendu les Paroles d’Allah Les dix dernières nuits du Ramadan : (Allah accepte les œuvres des gens pieux). »

Selon el Hasan : « Allah a fait du Ramadan une arène pour Sa création où ils rivalisent dans Son obéissance pour atteindre Sa satisfaction. Les premiers ont eu la victoire tandis que les retardataires ont tout perdu. » Comment peut-on avoir le sourire aux lèvres le jour où les bienfaiteurs sont les vainqueurs et où les paresseux sont les perdants !

Parmi les moyens permettant également de gagner le pardon divin, nous avons le fait de nourrir les jeûneurs et d’alléger la tâche aux esclaves. Il y a de surcroît l’évocation d’Allah et le repentir qui consiste à demander pardon au Seigneur. Les invocations du jeûneur lui sont acceptées aussi bien la journée qu’au moment où il entame son repas. En outre, les anges invoquent le pardon en faveur des jeûneurs jusqu’au soir. Ainsi, il existe de multiples façons de se faire pardonner à l’occasion de ce mois bénit.

C’est pourquoi, ne pas obtenir à cette occasion le pardon, c’est vraiment être le plus démuni du monde ! Quand sera-t-il absout les péchés à celui qui n’aura pas profité de l’opportunité ? Quand ses oeuvres lui seront-elles acceptées, si elles ne l’ont pas été au cours de ce mois ? Quand va-t-il se corriger si le Ramadan ne l’a pas fait ? Quand va-t-il guérir de son ignorance et de sa négligence ? Toutes les branches qui ne donnent pas de fruits à l’heure de la cueillette sont coupées pour servir de brasier au feu. Si la terre est mal semée à la saison des graines, il y n’aura d’autre labeur le jour de la récolte que la déchéance et le remord.

 

 

Concernant la fin du mois, les personnes inondées par la faute et dont les grands péchés leur font mériter l’Enfer, sont affranchies de ses flammes. Le jour de l’Aïd, Allah affranchit de la Géhenne, les grands pécheurs parmi les jeûneurs ; les pervers peuvent rejoindre ainsi les dévots. Etant donné que le pardon et l’affranchissement du feu était le fruit du Siyâm et des veillées pieuses, le Seigneur a ordonné au serviteur d’achever cette période en exprimant sa reconnaissance et en proclamant Sa Grandeur en disant : (afin que finissiez ses jours et que vous proclamiez la Grandeur d’Allah qui vous a guidé, ainsi serez-vous reconnaissants).

La façon d’être reconnaissant envers Celui qui de Sa Faveur a permis à Ses serviteurs de jeûner le mois de Ramadan tout en les soutenant dans leur besogne, c’est de l’évoquer et de le remercier tout en Le craignant comme il se doit ; Lui qui leur a pardonné et qui les a affranchis de l’Enfer.

Ô toi dont le Maître a affranchi des flammes ! Méfie-toi de ne pas retomber dans les chaînes de la faute après t’en être délivré. Ton Maître t’éloignerait-Il de l’Enfer vers lequel tu es attiré ? À quoi bon t’en sauver si toi tu y replonges sans y manquer ! Il incombe à quiconque veut délivrer son âme du feu à l’occasion du Ramadan de se donner les moyens de le faire, en sachant qu’à cette occasion, ils sont plus que disponibles.

Dans e-Sahîh d’ibn Khuzaïma, il est dit : « Faites en sorte d’abonder de ces quatre choses : deux d’entre elles servent à satisfaire Votre Seigneur, et vous ne pouvez vous passer des deux autres. Celles dont vous vous servez pour satisfaire Votre Seigneur, ce sont : l’attestation qu’il n’y de dieu en dehors d’Allah et le repentir. Et celles dont vous ne pouvez vous passer, ce sont : quand vous demandez à Allah le Paradis, et quand vous chercher Sa protection contre l’Enfer. »

Chacune des quatre particularités mentionnées dans ce Hadith constituent en elle-même une raison d’être affranchi et pardonné. La parole d’unicité pulvérise et efface les péchés. Elle n’omet aucune faute et rien parmi les œuvres ne peut la devancer en mérite. Elle équivaut à l’affranchissement d’un esclave qui implique l’affranchissement du feu. La parole du repentir quant à elle, constitue l’un des plus grands moyens pour se faire pardonner. Si l’on sait que le repentir consiste à invoquer Allah d’absoudre les péchés, il faut alors garder à l’esprit que l’invocation du jeûneur est exaucée quand il est à jain et juste au moment de casser son jeûne.

 

 

Au demeurant, Le plus efficace des repentirs s’avère quand celui-ci est accompagné d’un regret sincère. Quiconque demande pardon du bout des lèvres, avec le cœur à la faute attaché, et la ferme intention à la fin du mois de la retrouver, verra son abstinence lui retournée, et les portes de l’acceptation lui fermées. Quant au fait d’implorer l’entrée au Paradis et d’être protégé de l’Enfer, ce sont les invocations les plus essentielles et au sujet desquelles le Prophète Les dix dernières nuits du Ramadan a déclaré : « C’est autour de cela que nous tournons. »

Serviteur d’Allah ! Ramadan a pris l’initiative de partir, il n’en reste pratiquement plus rien. Celui qui parmi vous en a profité pour faire le bien, doit finir ainsi, mais celui qui a gaspillé ses heures peut encore finir bien. Les œuvres ne valent que par la dernière d’entre elles. Jouissez donc du peu de jours et de nuits qui vous restent et quittez-le sur une bonne action ; elle pourra témoigner en votre faveur auprès du Roi Omniscient. Faites-lui vos adieux au moment du départ avec les meilleures salutations.

Ô Ramadan ! Compatis ! Les larmes des bien-aimés affluent et leur cœur devant la douleur du départ se fend. Un instant au moment des adieux peut étouffer ce que les flammes du désir ont brûlé. Un instant de pardon et de regret peut récupérer des empans entiers de jeûne détruits par le feu. Un cavalier parmi les admis isolé peut très bien récupérer la caravane. L’individu enchaîné dans ses fautes peut tout aussi se libérer. Un individu méritant le feu peut autant en être délivré et un rebelle peut certainement être atteint par la Miséricorde du Maître.

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre maître Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

Traduit Par Karim Zentici

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